1. Le Cœur

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Ce petit texte m’est venu cet été (2012), pendant une semaine de repos méditatif, dans un lieu très chargé en énergie. Il est à prendre tel quel, utile pour l’un, insignifiant pour l’autre, peu importe. Tout est juste.

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Le cœur est comme un petit feu qu’on doit allumer quand on dresse le campement pour la nuit.

La nuit, c’est quand on se singularise dans un corps isolé — autrement dit : quand on s’incarne pour une vie dans la matière.

Nous avons besoin du feu dans la nuit car il nous amène la chaleur, l’énergie et la lumière.

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Pour allumer un feu, il faut souffler très longtemps, mais très doucement, avec beaucoup de patience, de tendresse et d’amour.

Il faut lui donner juste assez de vent pour qu’il grossisse, mais pas trop pour qu’il ne s’éteigne pas.

Si nous soufflons trop fort, nous allons le blesser, nous allons lui enlever sa force primordiale, et il mourra.

Si nous lui reprochons de ne pas être assez fort et que pour le punir, nous lui versons de l’eau, il sera encore moins fort.

Si nous sommes jaloux de la vitesse à laquelle il grandit, et que nous lui jetons de l’eau continuellement pour nous venger, il se mettra à croire qu’il n’est pas bien d’être un beau petit feu et de briller dans la nuit. il se mettra à culpabiliser. Et il perdra son envie de brûler. Ce serait dommage non ?

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Car s’il devient humide, avec le temps il aura constamment besoin d’aller se réchauffer en prenant de la chaleur aux autres feux. Il ne pourra jamais avoir assez de chaleur pour lui-même, et encore moins en donner aux feux qui en auraient besoin autour de lui.

Il va alors développer des stratégies pour prendre de la chaleur aux autres feux à leur insu, spécialement aux plus faibles que lui.

Si au lieu de souffler dessus gentiment pour le faire grandir, nous lui prenons de la chaleur avant qu’il ne soit assez gros, il ne grandira jamais. Il restera un tout petit feu et mourra très tôt.

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Si nos parents ne nous ont pas donné assez d’amour pour faire grandir notre feu, relax Max, il y a des solutions :

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1. Commençons par pardonner à nos parents : c’est très facile quand on comprend qu’ils ne pouvaient pas nous donner la chaleur qu’ils ne possédaient pas eux-mêmes, parce que leurs propres parents ne leur avaient pas donnée, et les parents de leurs parents, et ainsi de suite.

Peut-être même qu’ils ne savaient pas qu’il y avait un petit feu en vous qui avait besoin de chaleur, car personne ne le leur avait dit.

Donc en se mettant à leur place, il est facile de leur pardonner.

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2. Cessons de prendre de la chaleur aux copains sans leur demander, c’est pas cool et ça n’avance à rien, puisqu’il viendra forcément un jour où la dernière braise s’épuisera.

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3. Donnons nous-même de la chaleur à notre feu : nous pouvons lui parler : il a une conscience, il comprendra. Si nous lui parlons bien, il reprendra courage et vigueur.

Sachez pour cela que notre feu est comme un petit enfant : il faut lui répéter les choses dix mille fois et avec une infinie tendresse pour qu’il les entende et finisse par les croire.

Soufflons sur lui tout doucement, avec beaucoup de patience et d’amour. Nous pouvons lui répéter des choses comme :

« Mon Cœur/mon corps, tu es Beau, tu es Grand, tu es Fort, tu es Puissant, je t’aime et je suis là »,

« Mon Cœur, Tu es beau, Je t’aime, et Je suis là »,

Nous pouvons le rassurer et alléger son fardeau :

« Je suis responsable, Pardonne-moi, Je t’aime, Merci »,

Nous pouvons l’encourager :

« Je te donne la Paix, Je te donne la Vie »

« Tu es riche, tu es aimé, tu es heureux »

Et remercions-le d’être toujours là pour nous réchauffer :

« Merci d’être là »

Enfin nous pouvons l’inviter à écouter sa propre voix, la voix de son intuition, son sixième sens, plutôt que de se plier docilement aux jugements ou aux ordres des autres, voire aux jugements de notre propre mental, de notre propre égo. Pour ça nous pouvons lui dire :

« Tu es la Voie, tu es la Vérité, Tu es la Lumière » / 

« Tu es la Voie, tu es la Vie, Tu es la Lumière »

 ou

« Je suis la Voie, je suis la Vérité, je suis la Lumière »

« Je laisse la Lumière me traverser »

En somme nous pouvons lui dire tout ce que nos parents n’ont pas pensé à nous dire, ou pas osé nous dire, mais que nous avons encore besoin d’entendre.

Au passage les petits feux autour de nous entendront aussi ces pensées, et se remettront à grandir, et cesseront de nous piquer nos braises.

Nous pouvons aussi consciemment dire ces mêmes choses aux feux de tous les êtres de la nature : ils auront d’autant plus de plaisir à brûler, et de joie à nos réchauffer : le Soleil, la Terre, l’Eau, l’Air, les plantes, les animaux, nos proches — amis, conjoint, enfants —, les autres planètes, la galaxie, etc… et l’Univers tout entier :

« Univers d’Amour, je t’aime infiniment »

« Oui, je t’aime, et je t’accueille »

Si nous sommes attentifs, nous entendrons leur réponse.

Et nous pourrons leur redire ces choses, en pensée — à notre cœur et à celui des autres — chaque fois qu’ils auront besoin. Ils nous le feront sentir. Quand nous nous sentirons fatigués, envahis par des ombres, perdant le contrôle de nous-mêmes, nous pourrons aller nous isoler, écouter de la belle musique et nous répéter ces paroles réconfortantes.

Nous pouvons aussi leur demander pardon — et surtout oser nous pardonner — si nous leur avons pris de la chaleur sans demander, ou essayé de les éteindre. Ou bien si nous avons laissé quelqu’un prendre des braises à notre feu. Pardonnons-nous. Nous sommes la seule personne à pouvoir nous pardonner réellement.

Le pardon de soi, l’Amour de Soi, annulera ce qui a été fait, et ramènera la lumière et le sourire parmi tous.

Attention à bien distinguer l’Amour de Soi, de l’egoïsme : l’égoïsme c’est l’idolâtrie de ma personne au détriment des autres. C’est la source de tous les maux. Alors que l’amour de soi, c’est l’Amour de mon cœur pour mon cœur et pour le cœur des autres, avec respect et compassion pour tous les êtres. C’est la source de la Paix totale.

Nous pouvons également dire la même chose à notre corps, à nos organes et à nos cellules, qui ont aussi une conscience et un feu intérieur qui nous entendent.

Et à toutes les parties de notre corps, que avions du mal à accepter, mais qui nous rendent tant de services : nos mains, nos jambes, notre tête, notre ventre. Et bien sûr aussi notre Sexe, qui contient cette énergie extrêmement puissante sans laquelle nous ne serions pas là, sans laquelle aucune forme de vie n’existerait, cette énergie créatrice qui nous maintient en vie, et nous permettra peut-être un jour de créer d’autres vies.

Et en disant cela nous pouvons toucher et caresser notre corps qui en a tant besoin, comme s’il était notre petit bébé.

Nous l’aiderons ainsi à retrouver la force, la santé et l’assurance.

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4. Ensuite, faisons comme les pins qui brûlent tellement mieux quand il y a un bon mistral : cherchons le grand vent qui nous fera brûler encore plus fort et plus haut : ce vent s’appelle l’énergie de l’Amour et du Beau, il se trouve dans tout ce qui peut rayonner positivement sur notre corps : une belle musique envoûtante qui nous donnera des frissons, un paysage de rêve, des sourires et des yeux qui ferons pleurer les nôtres, des cœurs puissants près à serrer fort le nôtre dans leurs bras, l’énergie de la Terre dans un lieu particulier, l’énergie du Soleil levant et du Soleil couchant, une danse, une baignade dans un lac de montagne, le ciel étoilé, etc, etc, tout genre de bain de nature et de paix finalement.

Mais n’oublions pas que si nous essayons de nous réchauffer contre un autre feu à son insu, il se fermera et nous fuira. Alors que si nous lui demandons avec confiance et humilité, il s’ouvrira à nous avec joie.

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5. Si jamais nous croisons des feux qui voudraient nous utiliser pour combler leur faiblesse, éloignons-nous. Nous pouvons leur souffler dessus tendrement pour les aider, mais de loin, voire de très loin. Il faut d’abord nous protéger.

Mais surtout ne perdons pas de temps à ruminer contre eux : ce serait un gaspillage d’énergie, et ce serait dommageable pour nous-même, car si un feu attrape de l’eau pour en éteindre un autre, il s’éteindra lui-même.

Continuons plutôt à leur envoyer de bonnes pensées. Car plus il y aura de feux puissants, plus il y aura de chaleur dans le monde, et plus cette chaleur profitera à chacun, de sorte qu’il y aura de moins en moins de feux souffrants.

Et si jamais nous nous surprenons nous-même en train de profiter d’un feu plus faible que le nôtre, ayons le courage de nous retirer, par respect pour lui, et essayons de réveiller le feu qui suffoque en nous-même, essayons de retrouver la source en nous-même.

Et toujours pardonnons-nous d’avoir profité d’un autre ainsi. Nous culpabiliser et avoir honte ne ferait que nous bloquer, nous empêcher d’avancer, et nous faire risquer de recommencer.

Quoi que nous fassions d’utile ou de nuisible, à nous-même ou aux autres, aimons-nous. Et aimons-nous non pas malgré nos ombres encore présentes, mais avec nos ombres. C’est seulement en les aimant que nous pourrons les calmer, les apaiser, voire les dissoudre totalement et les transformer en lumière. Donc répétons-nous :

« Je t’aime quand tu fais ceci, et je t’aime quand tu fais le contraire de ceci »

« Je t’aime quand tu t’élèves, et je t’aime quand tu retombes »

« Je t’aime quand tu es fort, et je t’aime quand tu es affaibli »

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6. Si jamais nous traversons une tempête ou un orage qui risquerait de nous éteindre, ou si nous voyons que telle ou telle circonstance est en train de diminuer notre feu, allons nous isoler pour le ranimer, jusqu’à ce qu’il redevienne assez puissant. Faisons cela aussi souvent que nécessaire.

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7. Notre feu a besoin d’espace et d’oxygène pour brûler,  il faut un bon tirage dans la cheminée, et il faut remuer les bûches de temps en temps. Donc sourions, respirons, et relâchons notre corps.

N’hésitons pas à nous reposer en toute circonstance, à nous étirer, à nous affaler, à danser, à faire de l’exercice, ou à ne rien faire du tout, selon les besoins que notre corps exprime, même si ça peut choquer les esprits bien-pensants. Ils s’habitueront, et se mettront à nous imiter.

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8. Et le jour où nous devenons assez puissant pour ne craindre aucune tempête, alors nous pouvons aller donner nos braises pour rallumer les autres feux.

Quand nous donnons de la chaleur nous en retirons un grand plaisir et nous nous rendons service à nous-même, puisque le feu a cette particularité magique que plus on le distribue, plus il y en a. Plus on le donne, et moins on en manque.

C’est quand on a peur de le donner, qu’il va se mettre à manquer. Si jamais on l’évalue par exemple, puis qu’on  symbolise sa valeur par des petits cercles de métal ou des papiers, et qu’on donne notre feu uniquement contre ces symboles, alors, si ces symboles deviennent rares, le feu viendra à manquer.

Mais si on le donne sans compter, il sera toujours alimenté, et il y en aura de plus en plus, et en surabondance.

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9. Mais attention : là encore il faut y aller avec beaucoup de douceur : si nous réveillons quelqu’un en lui mettant dans les yeux notre belle torche toute neuve — dont nous pouvons certes être très fiers — nous pensons lui faire du bien, mais nous risquons plutôt de l’éblouir et de le mettre en colère. Si nous allumons une petite bougie avec un chalumeau, il n’y a plus de bougie. Dommage. Donc douceur et patience !

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10. Et surtout rappelons-nous que quoi que nous fassions, et où que nous soyons, la source qui alimente tous les feux de l’univers dispose d’une énergie suffisante et infinie pour chacun (Il n’y aura jamais de facture à payer, jamais de coupures, nous n’avons pas à travailler pour l’obtenir, et il y en a largement assez pour tous).

Elle est toujours là pour celui qui a besoin, comme une mère prête à nourrir son bébé, peu importe qui il est, ce qu’il est en train de faire, ce qu’il pense… peu importe. Nous avons juste à la sentir et à nous y ouvrir.

Le réseau électrique n’aurait jamais l’idée de juger si votre ordinateur mérite le courant ou non, selon ses actions. Il l’alimente dès que vous branchez la prise.

Donc n’hésitons pas, si notre feu s’éteint, à demander à un copain : “s’il te plaît, peux-tu me rallumer mon feu ?”

Un détail pour conclure : l’énergie rayonnée par ce feu, la chaleur, la lumière émise par cette étoile centrale du cœur, cette énergie qui nous fait vivre et qui fait vivre tout l’Univers, c’est cela qu’on appelle l’AMOUR.

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Note : La seule différence entre un feu de bois et le feu de notre cœur, c’est que le premier  doit être réalimenté en combustible par un tiers, tandis que le dernier est alimenté automatiquement, éternellement et infiniment par l’énergie cosmique qui jaillit en son centre. Ce centre est appelé “singularité” et est relié à tous les autres centres de l’univers, comme une toile d’araignée interdimensionnelle qui relie tous les êtres de l’univers, comme les ordinateurs sur le réseau internet mondial — voilà pourquoi on peut dire “Tout est Un”.

Note 2 : Ceci n’est pas une blague : notre cœur est réellement une machine à énergie libre qui peut produire de l’énergie à l’infini, sur le même modèle que le soleil notamment. Plus il est puissant, plus il grandit, et vice-versa. 

L’énergie cosmique (ou Qi, Chi, Prana, Ether, Amour, Matière noire) traverse le corps, comme l’eau traverse un barrage hydroélectrique, et sa force entraîne les turbines que sont les chakras (“roues” en sanskrit), lesquels produisent l’énergie pour le corps.

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Vous pouvez partager librement ces textes, à la condition, s’il vous plaît, d’en conserver l’intégralité, sans rien modifier ni enlever, de mentionner leur auteur et leur provenance, ainsi que ces quelques lignes. Merci.

https://vivredamouretdeaufraiche.wordpress.com

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